Arrivée chez Sogimm en 1988, alors que l’entreprise ne comptait que quatre personnes, Hélène Dussolliet-Berthod a accompagné pendant 38 ans son développement et ses transformations...
Le 28/09/2026
Arrivée en 1988 chez Sogimm, Hélène Dussolliet-Berthod a accompagné pendant près de quatre décennies le développement de l’entreprise, d’abord au secrétariat puis comme assistante technique. Véritable mémoire de l’entreprise familiale, elle a fait valoir ses droits à la retraite en juillet dernier, après 38 ans passés au sein du groupe. Retour sur une carrière et une histoire professionnelle intimement liées à celles de Sogimm.
Quand vous repensez à votre arrivée chez Sogimm en 1988, quels souvenirs en gardez-vous ? Et comment avez-vous vu l’entreprise évoluer au fil des années ?
Avant de rejoindre Sogimm, j’ai fait des études de secrétariat au lycée Les Carillons, puis je suis restée plusieurs années sans travailler. J’ai ensuite exercé durant six mois en intérim chez SCIC HABITAT, à Seynod. Ma mission allait se terminer lorsque Jeannine Monod m’a appelée : Sogimm avait été créée peu de temps auparavant et elle cherchait quelqu’un pour l’aider.
Quand je suis arrivée, nous étions quatre. Je m’occupais, pour ma part, de l’accueil et du secrétariat. Nous travaillions déjà sur des projets à Épagny, notamment le programme Le Domaine de la Prairie réalisé en trois tranches. Puis, au fil des années, les opérations se sont multipliées et l’équipe s’est progressivement étoffée.
Dans les dernières années, beaucoup de jeunes nous ont rejoints, avec des fonctions beaucoup plus structurées. Chacun avait son poste et son domaine, autour des grands pôles d’activité : commercial, foncier, technique… Moi, j’étais vraiment rattachée au pôle technique, en lien avec le directeur et le suivi des chantiers.
Ce qui a toujours compté, malgré l’évolution de l’entreprise, c’est de conserver cet esprit de groupe. Au début, il y avait les repas de Noël tous ensemble, puis sont venues les journées de groupe, toujours très sympathiques. Je me souviens de ces moments précieux qui permettaient de se retrouver, notamment avec les équipes de l’agence Monod Immobilier que nous voyions moins souvent.
Votre poste a évolué du secrétariat vers l’assistanat technique. Comment cette évolution s’est-elle faite au sein de Sogimm ?
Cela s’est fait très naturellement, au fur et à mesure de l’évolution de l’entreprise et surtout de nos outils de travail.
Quand j’ai commencé, j’utilisais une machine à écrire électrique, alors que j’avais appris sur des machines mécaniques, avec du papier carbone et des pelures pour faire des copies ! Ensuite sont arrivées les imprimantes qui permettaient d’obtenir une copie, puis les premiers ordinateurs. Je me souviens encore de mon étonnement : on pouvait taper un texte et le retrouver ensuite en mémoire ! Avec le recul, cela paraît évident, mais à l’époque, c’était incroyable.
Christian PORZYC, directeur technique, a été recruté environ un an et demi après mon arrivée. Il me dictait ses courriers et, peu à peu, nous avons constitué des trames qui restaient enregistrées dans l’ordinateur. Puis sont arrivés de nouveaux logiciels, et avec eux de nouvelles façons de travailler.
Je suis restée longtemps à l’accueil. Puis, quand Alicia a été embauchée pour prendre en charge cette fonction, je me suis progressivement recentrée sur la partie technique. Je continuais à la remplacer ponctuellement, mais mon poste avait évolué. Je ne saurais même plus dire exactement à quel moment je suis devenue assistante technique : cela s’est fait tout simplement, au fil des besoins de l’entreprise.
Parmi tous les programmes que vous avez suivis, y en a-t-il un qui occupe une place particulière dans vos souvenirs ?
Il y en a beaucoup, mais je garde un souvenir particulier du programme L’Orangerie situé rue de la Fraternité, près de la gendarmerie d’Annecy.
J’avais beaucoup aimé ce projet, réalisé avec M. Barone, son architecte. Je trouvais l’architecture extérieure particulièrement réussie, tout comme le niveau des prestations. C’est un programme qui m’a marquée par sa qualité et son esthétique.
En 38 ans, vous avez forcément vécu des situations inattendues, drôles ou parfois mouvementées. Quelle anecdote illustre le mieux, selon vous, la vie chez Sogimm ?
Il y a bien sûr eu quelques livraisons compliquées. Sur le moment, ce n’est jamais très agréable, mais avec le temps, on oublie et on ne garde finalement que le meilleur.
Je me souviens, par exemple, d’un client qui avait demandé à changer d’appartement pour des raisons liées au feng shui : la disposition de son logement ne lui convenait pas et il avait donc fallu trouver un autre logement.
Et puis il y a cette fameuse vente que j’avais faite alors que ce n’était absolument pas mon métier ! Des clients étaient passés à SOGIMM pour se renseigner sur un programme. J’avais répondu à leurs questions, puis j’avais fini par enregistrer leur réservation. On m’avait même attribué la vente de l’appartement ! Je crois que c’était sur un programme à Lovagny ou à Épagny, peu de temps après l’arrivée de Grégory.
Au fil des années, vous êtes devenue une véritable mémoire de la société, vers laquelle les collaborateurs se tournaient pour retrouver une information ou comprendre l’historique d’un dossier. Comment avez-vous vécu ce rôle et cette transmission auprès des plus jeunes ?
C’est vrai qu’au fil du temps, beaucoup venaient me voir pour me demander comment faire ou pour retrouver une information, notamment Alicia ou Aline à l’accueil.
Je ne me souvenais évidemment pas de tout, mais certaines mécaniques revenaient automatiquement. Quand on a passé autant d’années dans une entreprise, on acquiert des réflexes, des automatismes et une connaissance de l’historique des dossiers.
À une époque, à force de préparer les courriers, je connaissais même les adresses des entreprises sans avoir besoin de les chercher. Et puis nous avons travaillé avec certaines entreprises et bureaux d’études pendant de très nombreuses années, parfois depuis presque le début. Cela crée forcément des repères.
Ces derniers mois, j’ai souvent entendu : « Comment on va faire quand tu ne seras plus là ? » C’est dans ces moments-là que je réalisais que j’étais effectivement devenue, un peu malgré moi, l’une des mémoires de l’entreprise.
À présent que vous avez quitté vos fonctions, comment vivez-vous cette nouvelle étape ?
J’avais pris la décision de partir à la retraite l’année dernière. J’avais envie de faire autre chose et je savais bien qu’à un moment, il faudrait arrêter. Mais plus la date approchait, plus cela devenait difficile.
La première fois où j’ai vraiment craqué, c’est lorsque Mickaël a préparé l’annonce pour lancer le recrutement de la personne qui allait me remplacer. Il m’a donné le texte à relire, j’ai dit que c’était très bien, je suis montée dans ma voiture et, entre Annecy et Épagny, j’ai pleuré tout le long de la route. D’un seul coup, cela devenait concret.
J’avais également à cœur de trouver quelqu’un qui puisse prendre le relais sereinement. Je ne serais pas partie sans être sûre de la suite. Le matin où ma remplaçante est arrivée, je n’étais vraiment pas prête. Mais cela s’est tellement bien passé que j’ai très vite été rassurée. Nous avons travaillé ensemble pendant un mois et j’ai vu qu’elle était compétente, qu’elle saurait prendre la relève. Cela m’a vraiment soulagée.
Aujourd’hui encore, j’ai très envie d’avoir des nouvelles. Je me retiens de les appeler et je me demande souvent ce qui se passe au bureau ! Je vais d’ailleurs bientôt aller les voir…
De mon côté, j’avais envie de consacrer du temps aux animaux. Dès mon départ, je suis devenue bénévole à la SPA. Pour l’instant, j’ai encore un peu l’impression d’être en vacances ! On verra ce que la suite me réserve. Quant au groupe, je lui souhaite de rester toujours aussi solide et soudé et je n’ai pas de doute que grâce à eux la société continuera à réaliser de beaux programmes.